Qu’est ce qui ne va pas avec l’administration fiscale en Afrique ?

Auteurs: Mick Moore
Editeur: ICTD
Date: juin 2021

Abstract:

Research in Brief 63

Les administrations fiscales en Afrique sub-saharienne ont connu des réformes considérables au cours des dernières décennies. Elles sont en moyenne plus réformées et plus efficaces à plusieurs égards que les administrations fiscales des autres régions à faible revenu. Plusieurs d’entre elles ont opéré des changements organisationnels importants, ce qui leur a permis de relever efficacement un certain nombre de défis majeurs. Parmi ces réformes figure l’introduction de la TVA, une taxe relativement complexe, dans presque tous les pays de la région. Le personnel de l’administration fiscale est de mieux en mieux formé et professionnellement qualifié. Même si les femmes ne représentent en moyenne qu’une minorité, leur effectif ne cesse d’augmenter. Il est à noter, par contre, que les recettes effectivement collectées n’augmentent pas relativement au PIB. Des évaluations comparatives effectuées par l’outil diagnostique d’évaluation de l’administration fiscale (TADAT) montrent que les performances de l’administration fiscale dans la région ne sont guère impressionnantes. Il y a eu moins de changements positifs dans le fonctionnement effectif de l’administration fiscale que ce que pourraient laisser croire certains indicateurs extérieurs. Ce document présente un grand nombre d’éléments issus de recherches récentes menées sur deux problématiques interdépendantes auxquelles les dirigeants doivent accorder plus d’attention et qui peuvent être considérablement améliorées. Il s’agit de l’utilisation limitée ou inadéquate des technologies numériques et de l’imposition des petites entreprises.