Etre une femme commerçante coûte cher : réalité de la fiscalité des commerçantes du marché aux puces au Zimbabwe

Auteurs: Waziona Ligomeka
Editeur: ICTD
Date: mars 2019

Abstract:

Résumé des Recherches Numéro 35

La taxation des petits commerçants dans les pays en développement suscite de plus en plus d’intérêt dans la littérature académique comme dans l’arène politique. Cet intérêt est du au fait que la part importante – et souvent grandissante – des petites entreprises dans de nombreux pays en développement, érode l’assiette fiscale officielle. Le Zimbabwe commence doucement à taxer de plus en plus ce secteur. En 2005, le pays a introduit un régime fiscal simplifié ciblant les petites entreprises, leur imposant de payer une taxe forfaitaire au lieu de la traditionnelle taxe professionnelle. Au début, seulement un nombre limité d’entreprises étaient concerné par la taxe forfaitaire. Mais en 2011, d’autres types de petites entreprises ont été ajoutés au régime. L’intérêt de taxer le secteur des petites entreprises vient de l’augmentation progressive mais significative du nombre de petits commerçants et de la réduction dans les recettes fiscales formelles qui résulte de la baisse d’activité économique. Le secteur informel au Zimbabwe est le deuxième plus grand au monde en pourcentage de son économie avec 60.6% de son économie engagée dans les petites entreprises. Résumé du document de travail 93 par Waziona Ligomeka.